Durant mes 3 jours d'absence, du net je précise, j'ai eu la joie, l'honneur et le privilège de visionner Fargo des Frères Coen. Avec 13 ans de
retard (Peut mieux faire... Peut aussi faire pire...).
Z'ont qu'à se dégrouiller de faire de super promos sur CDiscount.
Han han, je l'ai pas maté pendant 3 jours. Les 70 heures restantes sont classées "confidentiel-top-secret-défense-et-ta-mère-l'bat-l'beurre".
J'avais rien vu de plus glauque depuis Délivrance.Délivrance comparé à Fargo, c'est les Bisounours au pays de Candy (c'est vrai qu'ils se lâchent un peu les
Bisounours dans Délivrance. Z'étaient sous pression à force de se faire des petits bisous sur la joue...).
J'en suis encore sur les muscles fessiers, tant on atteint des sommets de bassesse, de lâcheté, d'inhumanité. L'Amérique à l'état sauvage avec beaucoup de glace dedans, ça te scotche Jack Daniel's ! Mais le film est magnifiquement construit et même que des fois on rigole bien en voyant des péripatéticiennes
qu'tas l'impression qu'elles doivent [BIP] avec leur chewing-gum et [BIP] avec leurs 'tiags (je m'auto-censure depuis que j'ai appris la lecture de ce blog par des mineurs. Tiens, d'ailleurs le
mineur, Fargo, c'est streng verboten aux moins de 18 ans. Même pas tu dois lire cet article !!! [...] Allez reviens, quoi ! Y z'ont plus d'humour
ces jeunes...).
Comment des paysages d'une blancheur maculée peuvent ainsi trancher avec la noirceur des traits des personnages ?
Comment une fliquette enceinte jusqu'aux dents peut garder à ce point son sang froid face à l'horreur tout en étant une personne équilibrée, gentille, heureuse des petits bonheurs simples ?
Comment un homme "raté", trouillard mais inséré socialement ne peut pas prendre la mesure des conséquences effroyables de ses actes et ne jamais se remettre en questions ?
Comment des marginaux sans foi ni loi en arrivent à une telle cruauté, à une telle sauvagerie et à un tel détachement, à un tel mépris pour la vie d'autrui ?
Ca interroge, ça bouleverse, ça transperce comme le froid de Minneapolis.
On dirait que je serais une jeune fille en fleurs et Tonton un bellâtre aux yeux bleus, en dernière année de lycée.
Tonton serait un pro du basket, au déhanché de folie (non, il ne serait pas raide comme un piquet), admis dans une université prestigieuse pour faire sport-études, très loin de celle dans laquelle
j'aurais choisi d'aller à la rentrée pour suivre mon destin.
Tonton Travolta, y serait super triste. Car y m'aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiime (tu m'excuses, je tiens pas à mettre ce verbe au conditionnel...). Puis voudrait bien également décider par lui-même la
voie qui est la sienne, et pas celle obligée par son père.
Tonton, ça lui ferait beaucoup de choses à cogiter en même temps avec la prépa de son discours à l'occasion de la remise des diplômes, le chapeau "je sais tout" sur la tête, le repassage de son
costard pour le bal de fin d'année et sa participation au dernier spectacle de East High.
Tonton, l'aurait besoin d'un petit remontant, genre du coca avec un cheeseburger (Tonton y serait super ricain).
Faudrait qu'il assure, Tonton parce qu'il enchaînerait pas de danse sur entrechats tout en poussant la chansonnette.
Mais je rembobine le film.
J'ai pas du tout envie que Tonton soit l'égérie de toutes les pré-ados et ados du monde entier. Pis, je souhaite pas non plus qu'il se fasse un claquage.
Je laisse donc sa place au chouchou interplanétaire des demoiselles, j'ai nommé Zac Efron. Et tant qu'à faire, je laisse la mienne à la jolie Vanessa Anne Hudgens qui se réceptionne légèrement
mieux sur ses pieds que moi en dansant.
Pis encore, je suis en train de me demander si Tonton et moi on n'est pas un peu trop vieux pour jouer les lycéens doués en tout et méga énergiques (mettent des trucs pas nets dans le coca, c'est
sûr...).
Zac et Anne, ils font ça très bien.
En même temps, on loupe peut-être quelque chose avec Tonton...
Moi, j'aime beaucoup le music-hall et c'est vrai que dans HMH 3, on retrouve bien les décors des comédies musicales avec un passage tout en couleurs qui rappelle particulièrement celui où Gene
Kelly se rêve sur la scène de Broadway dans Singin' in the rain. Bien sûr, c'est à la sauce plus rock (HMH, c'est pas conçu pour ceux nés en
1945).
Clin d'oeil au cinéma d'hier mais originalité d'un scénario mêlant par moment fiction et réalité dans une mise en scène onirique avec des chorégraphies innovantes.
On regrettera toutefois une intrigue un peu raplapla mais il faut peut-être avoir vu les 2 premiers volets ou avoir moins de 14 ans pour ne pas ressentir le manque de suspense et se contenter de la
présence des personnages, nos héros et les Wildcats.
Y a du monde qui bouge son popotin dans l'histoire! Celui que je préfère, c'est Ryan, le frère jumeau
de la chipie de service (blonde toujours). Une sacrée voix, une allure décalée et une certaine ambiguïté.
Enfin, c'est ze buzz d'avril : la sortie en DVD de High School Musical 3 - Nos années lycée,avec des bonus qui vont ravir les fans, dont le karaoké de l'ensemble des chansons du film.
Un cadeau à offrir d'urgence à ta fille, ta nièce, ta petite soeur ou toi-même si tu apprécies les rythmes enlevés, la danse, le romantisme et si tu as toujours un pied dans tes souvenirs du
Lycée.